Théâtre

La résistible ascension d'Arturo Ui

Bertolt Brecht, Philippe Torreton

Gymnase

© Cosimo Mirco Magliocca

À oeuvre majeure, acteur majeur ! Philippe Torreton le flamboyant acteur moliérisé, césarisé et engagé, incarne la bête Arturo Ui, alias Al Capone, alias Richard III, alias Hitler dans la comédie du pouvoir écrite par Bertolt Brecht en pleine période nazie.

Temps affreux sur Chicago, c'est la crise ! Le trust du chou-fleur est au bord de la faillite et prêt à toutes les compromissions. Arturo Ui, un minable chef de gang, profite de la situation pour organiser un racket de grande envergure et faire main basse sur le pays. Ainsi résumée, l’intrigue fait rire. Comme Charlie Chaplin avec son Dictateur réalisé au même moment, Bertolt Brecht choisit le rire, le grotesque et la dérision pour dresser le portrait d’un tyran en criminel féroce et dévider tous les mécanismes sociaux et économiques qui ont permis son avènement.

Ce qui nous importe aujourd’hui où « l’on sait », où l’on a chanté à l’envie « plus jamais ça » c’est non pas de reconnaître dans les mafieux de la pègre américaine les Hitler et autre Goebbels mais bien plutôt de se laisser aller, entre rires et sourires à méditer sur la validité de la célèbre sentence « le ventre est encore fécond d’où est sortie la bête immonde ».

  • Durée

    2h

Calendrier

    • 19:00
      Gymnase

      La résistible ascension d'Arturo Ui

    • 20:30
      Gymnase

      La résistible ascension d'Arturo Ui

Production Compagnie Pitoiset, Dijon, Bonlieu Scène nationale Annecy

Coproduction Les Gémeaux Scène Nationale-Sceaux, Châteauvallon-Scène Nationale, MC2 : Grenoble, Espace Malraux scène nationale de Chambéry et de la Savoie, Théâtre de Cornouaille Centre de création musicale Scène nationale de Quimper

Production déléguée Bonlieu Scène nationale Annecy

Dominique Pitoiset est artiste associé à Bonlieu Scène nationale Annecy.

La compagnie Pitoiset-Dijon est conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication et par la Ville de Dijon.

Remerciements à Jean-Charles Di Zazzo.