Théâtre

L'Envol des cigognes

Simon Abkarian, Ariane Ascaride

Gymnase

© Antoine Agoudjian

Cette tragi-comédie de quartier sur fond de guerre civile est le dernier volet de la trilogie de Simon Abkarian sur les femmes et la Méditerranée.

Quelle joie de voir « ces animaux-là », comme disait Molière, s’ébattre en toute liberté dans leur espace naturel ! Cet espace c’est la Méditerranée et « ces animaux », ce sont des hommes et surtout des femmes façonnés par la tradition séculaire avec tout ce qu’elle a de bon et de mauvais.

Le premier tome racontait l'obstination amoureuse d'une femme qui savait attendre. C'était Pénélope ô Pénélope. Le deuxième racontait l'histoire de femmes qui s'émancipent du dictat des hommes et du religieux. C'était Le Dernier jour du jeûne crée au Gymnase en 2013. Le troisième et dernier tome de cette trilogie se situe en fait au milieu, il raconte bien plus que la guerre, le paradis perdu qui s'abîme.

Les flots de la « mère des mers » nous emmènent avec L'Envol des cigognes dans un quartier meurtri par la guerre civile, où les mères protègent leurs enfants des coups de feu et où les rires, les pleurs, les fêtes, les enterrements et les mariages continuent malgré la tempête.

L’univers d’Abkarian, c’est d’abord une langue, rauque et imagée, bouillonnante comme un torrent de mots. C’est une atmosphère grave, voire tragique, où cependant l’on rit souvent, le lyrisme de la tragédie grecque qui se mêle à la comédie italienne et la fresque pagnolesque. C’est aussi la peinture d’une société patriarcale mais où les femmes sont des reines, des reines de théâtre, des reines ordinaires, des reines d’aujourd’hui.

  • Création 2017

  • Durée

    3h15 (avec entracte)

Calendrier

Production Le K Samka

Coproduction Théâtre Gymnase-Bernardines, Théâtre National de Toulouse, CDN de Limoges, Théâtre de l’Union

Avec la participation artistique de l'ESAD