Musique classique

Khatia Buniatishvili

Rhapsodie espagnole

Grand Théâtre

© Julia Wesely

La chouchou du public aixois est de retour au Grand Théâtre, quelques mois après son triomphe au Festival de Pâques.

Excellant dans le répertoire russe et romantique, la pianiste géorgienne bouscule le monde du piano au début des années 2010, faisant coup sur coup son entrée à La Roque-d'Anthéron, au Concertgebouw d'Amsterdam et à la Philharmonie de Berlin, saisissant à chaque fois le public par son incroyable virtuosité et par la fougue de ses interprétations.

Fidèle à sa réputation, la jeune musicienne, toujours drapée de robes élégantes, a choisi un programme d'œuvres éclatantes et émouvantes. La pétillante Rhapsodie espagnole de Liszt, bâtie notamment sur le thème populaire de la Folia (XVe siècle) qui inspira Corelli et Rachmaninov, voisine avec l'imposante Sonate n°3 de Brahms, une œuvre de sa vingtième année, où les effluves lyriques venues tout droit de Chopin et de Schumann adoucissent la profondeur de son classicisme formel. Suivent deux transcriptions pour piano de ballets qui siéent si bien à son tempérament : les pièces délicates de Casse Noisette de Tchaïkovski - parmi lesquelles l'exquise Danse de la fée Dragée - précèdent un véritable feu d'artifice digital, lancé par les trois plus brillantes danses de L'Oiseau de feu de Stravinsky, premier triomphe parisien, en 1909, du compositeur russe.

  • Concert à 17h

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  • Son jeu est tantôt fougueux, tantôt délicat, toujours imprévisible, jamais académique RESMUSICA