Théâtre

La Maladie de la mort

Marguerite Duras, Katie Mitchell, Lætitia Dosch

Gymnase

Duane Michals, The Young Girl’s Dream, 1970
Duane Michals, The Young Girl’s Dream, 1970 - © Duane Michals. Courtesy of DC Moore Gallery, New York

La nuit. Une chambre. Une femme. Un homme. Qui sont-ils ? La scène est auréolée d’une atmosphère de thriller accentuée par l’utilisation du cinéma. Katie Mitchell et Marguerite Duras, la rencontre entre deux dames puissantes dont on ne peut attendre que le meilleur, nécessairement le meilleur !

C’est l’histoire d’un homme qui paye une femme pour passer plusieurs semaines avec lui dans un hôtel près de la mer, afin de l’aider à apprendre à aimer. La femme, qui n’est pas une prostituée, est payée pour accepter tout acte sexuel ou toute autre demande de la part de l’homme. La femme lui rend visite seulement la nuit, elle n’est pas autorisée à lui parler sans y être invitée. La tonalité du texte est très secrète et étrange. Chaque rencontre semble comporter un danger et chaque fois on se demande ce que cet homme pourrait faire à cette jeune femme, et surtout pourquoi la femme accepte un tel arrangement.   A la fin de l’histoire, la femme s’en va. Suspens. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Le roman fut écrit par Marguerite Duras au plus fort de ses troubles alcooliques et de son aventure torturée avec son jeune amant Yann Andrea dont l’homosexualité, appelée par Marguerite Duras «la maladie de la mort», est la clef du roman. Le mystère du texte, le trouble de la situation, les questions sans réponses ne pouvaient que séduire Katie Mitchell, l’une des rares femmes de théâtre à avoir acquis une destinée internationale et incontestable. Le cinéma occupe une place importante dans son processus de création. Ce sera le cas ici, avec un savant mélange de cinéma tourné en direct et de théâtre. L’usage du film, chez Katie Mitchell, loin de signifier une limite du théâtre comme s’il était impuissant à dire, potentialise au contraire la sublimation du réel, accentue le vertige vrai/vraisemblable, réalité/mystification. L’art de cette metteure en scène d’exception s’illustre particulièrement dans les mises en scène d’opéra que l’on peut admirer régulièrement au Festival International d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence.

  • Spectacle déconseillé aux moins de 18 ans (scènes de nudité importantes)

Calendrier

    • 20:30
      Gymnase

      La Maladie de la mort

    • 19:00
      Gymnase

      La Maladie de la mort

Production C.I.C.T. - Théâtre des Bouffes du Nord

Coproducteur associé Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

Coproduction Théâtre de la Ville, Stadsschouwburg Amsterdam, Théâtre de Caen, Forum Meyrin / Genève, Emilia Romagna Teatro Fondazione, Fondazione Teatro Metastasio – Prato, Croatian National Theater Zagreb, MC2 : Grenoble, Teatro di Roma, Le Théâtre de Liège, (productions en cours)