Danse

We love Arabs

Hillel Kogan, Adi Boutrous

Bernardines

© Gadi Dagon

Mettant en scène et en espace le processus de création d'un spectacle de danse, le chorégraphe Hille Kogan déconstruit les clichés chorégraphiques et les stéréotypes "ethniques" avec délectation. Un bijou d'auto-dérision.

Comme son nom ne l'indique pas, We love Arabs n'est pas un plaidoyer politiquement correct pour l'amour entre les peuples.  Se mettant en scène lui-même, dans toute sa superbe de chorégraphe Israélien imbu de son talent et de sa bonne conscience Hille Kogan cherche un danseur pour interpréter sa nouvelle pièce. Ce sera un Arabe, parce qu'il veut créer une oeuvre sur "l'identité" et "l'espace commun", destinée à être jouée durant trois jours dans le désert, explique-t-il aux spectateurs. Le danseur, Adi Boutrous, se prête au jeu infantilisant du chorégraphe, dans des gestes artistiques qui osent tout et surtout n'importe quoi... Le houmous est même utilisé comme une texture chorégraphique... Dans le miroir comique que Hille Kogan se tend à lui-même, il place aussi quelques grands maîtres croisés au cours de sa carrière d'interprète et livre une vision outrée et grotesque du travail chorégraphique qui séduit des spectateurs déstabilisés et conquis.     

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Soutenu par le Ministère de la Culture israélien et le Israeli Lottery Arts Council

Dans le cadre de MP 2018 Quel Amour !