Musique classique

Alexandre Tharaud

Sonates de Beethoven

Grand Théâtre

Artiste protéiforme, multipliant les collaborations avec des comédiens (François Morel, Juliette Binoche, Bartabas) ou des compositeurs (Thierry Pécou), Alexandre Tharaud est brouilleur de pistes, à l'aise dans tous les répertoires, savants comme populaires, anciens comme modernes.

Le pianiste est remarqué très jeune pour son interprétation exceptionnelle de la musique des clavecinistes, glanant de prestigieuses récompenses avec ses enregistrements, souvent iconoclastes, toujours pétillants, de Rameau et Scarlatti. Après un trentième disque consacré aux chansons de Barbara, le musicien revient à ses premières amours, interprétant ce soir le triptyque des dernières sonates de Beethoven, composées entre 1820 et 1822.

Véritable testament musical du compositeur alors emmuré dans une surdité quasi-totale, ces dernières pages concentrent tout ce que la musique pour clavier avait pu receler jusqu'alors, préfigurant même tout ce qu'elle produit dans les cinquante années suivantes.

Du monologue à la confession, de l'hommage (à la figure tutélaire de Bach en particulier) à la prospection, de la rêverie plaintive à la véhémente révolte, tous les affects de l'ivoire, toutes les variations du rythme, de la mélodie et surtout du toucher, sont réunis en trois opuscules nimbés de fugues, variations, airs d'opéra sans voix, dont la puissante expressivité rayonne et fascine pour toujours.

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On en parle dans la presse
  • Ses mains sont le prolongement de son âme musicienne. Imposantes mais frêles. Délicates mais puissantes. Le Figaro