Musique classique

Seong-Jin Cho

De Bach à Chopin

Conservatoire Darius Milhaud

Seong-Jin Cho
Seong-Jin Cho - © Harald Hoffmann

Premier pianiste à inaugurer la série des quatre récitals de mars, le Coréen Seong-Jin Cho est déjà lauréat d'une mosaïque impressionnante de concours (Concours Rubinstein de Tel Aviv, Concours Tchaïkovski, etc.) lorsqu'il décroche à 21 ans le Graal des pianistes, le premier prix du Concours Chopin.

Dès lors, les tournées internationales s'enchaînent sous le regard de la prestigieuse Deutsche Grammophon, qui édite son premier album consacré à Debussy. Chopin pour commencer, celui grâce auquel il est entré en 2015 dans l'olympe musical ; le Chopin capricieux et mélancolique de la Polonaise-fantaisie, qui louvoie sans cesse entre exaltation nationale – la polonaise est une danse aristocratique – et lacis mélodiques d'une improvisation portée à son acmé.

D'improvisation, il en est également question dans la Fantaisie chromatique et fugue de Bach, une partition échevelée, sillonnée de traits brillants, d'accords méditatifs arpégés et d'un récitatif solennel, qui laissent bientôt place au ruban de la fugue, répartissant son thème dans tous les registres du clavier. Enfin, les superbes Tableaux d'une exposition de Moussorgski reflètent une exposition du peintre Victor Hartmann, où le visiteur, cheminant à travers les salles, dépeint musicalement les dix tableaux, jusqu'à la célèbre Grande porte de Kiev, apothéose euphorique et populaire de la plus jouée des œuvres russes pour piano.

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  • Hors les murs au Conservatoire Darius Milhaud (Aix)

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  • Jamais sentimental, et pourtant poignant parfois, Cho nous emporte sur sa barque au gré des ondes musicales dans une sorte d’ivresse et de vertige bienheureux. ResMusica