Théâtre

La duchesse d'Amalfi

John Webster, Guillaume Séverac-Schmitz

Jeu de Paume

© Christophe Raynaud de Lage

Oubliez vos séries préférées et filez au théâtre où vous découvrirez une pièce rarement jouée, toute de sang, de sexe, de corruption, de meurtres, d’inceste, de désir et d’amour fou.

Drame flamboyant. L’histoire n’a retenu du XVIIe siècle anglais que Shakespeare et Marlowe, mais heureusement, parfois remontent quelques perles précieuses. Et vénéneuse pour ce qui est de La duchesse d’Amalfi, d’un baroque échevelé qui donne le tournis. L’intrigue est simple : animés par des sentiments plus ou moins avouables, les frères de la jeune duchesse d’Amalfi lui interdisent de se remarier. Elle désobéit et l’histoire finira mal, dans une apocalypse de sang et de cadavres.

Tout est toxique dans ce monde malade où l’on ne s’aventure pas sans masque, où rôdent le mal, la corruption, la souffrance, la perversion, la cruauté, où l’on croit sentir l’odeur du sang et des chairs en putréfaction, où l’on s’entredévore les soirs de pleine lune ; un monde d’une noire sensualité qui répugne et séduit tout à la fois. Dans ce carnaval mortel, la duchesse choisit la vie. Probablement première femme libre dans l’histoire du théâtre, elle ose draguer son amant trop réservé. « Je suis de chair et de sang, monsieur, je ne suis pas cette statue d'albâtre agenouillée que l'on voit sur la tombe de son époux. » Rien que pour cette audace inouïe, il faut se laisser aller sans retenue à la noire beauté de la déréliction du monde de John Webster, transporté, qui plus est, par une langue somptueuse.

Calendrier

Production déléguée Collectif Eudaimonia

Coproduction Le Cratère-Scène Nationale d’Alès, Théâtre du Jeu de Paume (Aix-en-Provence), La MAC-Maison des Arts de Créteil, Le Théâtre de Nîmes-Scène conventionnée pour la danse contemporaine, le Théâtre Montansier de Versailles, La passerelle- Scène Nationale de St Brieuc

Avec l’aide de La Colline-Théâtre National