Danse Théâtre

Les Chatouilles ou la danse de la colère

Éric Metayer, Andréa Bescond

Gymnase

Un solo aussi beau que violent qui raconte avec ardeur et poésie l’histoire terrible d’une enfant sauvée par la danse. Un spectacle rare.

Après une année de triomphe à Avignon puis dans toute la France, de nombreuses récompenses dont le Molière du Seul(e) en Scène 2016, Les Chatouilles ou la danse de la colère, mis en scène par Eric Métayer, se joue au Gymnase.

Rien d'autre sur scène qu'une chaise blanche. L'actrice-danseuse Andréa Bescond la peuple de tous ces fantômes qui lui viennent de son enfance. Tour à tour, avec force et justesse, élégance et humour, elle incarne Odette, cette petite fille qu’elle était, passionnée de danse, puis sa maman qui « n’a rien vu » et Gilbert, cet « ami » de la famille qui lui faisait des « chatouilles ». Des chatouilles aux allures de claques, douloureuses au point de lui voler son enfance. De laisser des traces que le temps ne peut effacer. Des stigmates renforcés par l'indifférence et la naïveté de parents qui refusent le désordre. Construit comme un roman dansé et joué, on accompagne vingt ans de la vie d’Odette où son corps prend le relai de sa parole quand rien ne peut être dit. Quand un malheur de la vie musèle, peut naître alors la parole du corps, comme ici, le mouvement comme pansement. Ses solos s'apparentent à des cris, elle boxe quand les mots deviennent trop durs, trop crus. Mais pas de pathos dans cette pièce où les choses sont montrées sans rien cacher, où on rit même avec cette petite fille attachante qui danse pour se reconstruire. Surtout ne fermez pas les yeux et prenez place pour ce grand huit émotionnel.

  • Durée

    1h20

  • Molière 2016 "Seul(e) en scène" - Prix jeune talent théâtre de la SACD en 2016 - Prix du jeune théâtre de l'académie française en 2016 - Prix de l'interprétation féminine du Festival d'Avignon Off 2014

Calendrier

On en parle dans la presse
  • Ce seule en scène est à vivre, comme un coup de poing, entre sourires, rage et chagrin Le Figaro Magazine
  • Seul en scène d’une beauté rare, on en sort électrifiés, sans voix Technikart
  • Elle parle, danse, boxe, endosse plusieurs personnages... La comédienne met en scène l'enfance blessée et la résilience, avec aplomb et délicatesse. Ce spectacle donne de l'espoir. Télérama
  • Les mots manquent pour lui rendre l'hommage qu'elle mérite Marianne
  • On en sort sonné, épaté Le Parisien
  • Un texte actuel et hypersensible, traité avec une implacable lucidité par Andréa Bescond, qui met en lumière avec beauté et dignité les sévices des victimes. L’émotion est vive. Vaucluse Matin