Musique classique

Wagner, Bruckner

Véronique Gens & Philippe Herreweghe

Grand Théâtre

Veronique Gens
Veronique Gens - © Franck Juery

Formé aux côtés du maestro Nikolaus Harnoncourt à l'interprétation rigoureuse de la musique ancienne, le chef d'orchestre Philippe Herreweghe en a dès lors appliqué les principes aux répertoires du XIXe siècle, qu'il confie aux instruments d'époque.

Voix & orchestre. À la tête de l'Orchestre des Champs-Élysées qu'il a fondé en 1991, il captive alors un large public : sa patte si personnelle qui reçoit les louanges d'une presse conquise par la pertinence du projet, relevant tout autant « les brillances racées des cors et trompettes naturels, les bassons aux couleurs chasseresses, magnifiques de justesse » (Thomas Muller) que la « cohérence absolument remarquable de l’ensemble » (Jacques Schmitt). Ce soir, notre magicien des sens a sélectionné un programme allemand, mélangeant Wagner et Bruckner, dont l'exigence touche au sublime. Compositeur perfectionniste, Bruckner n'a cessé d'apporter corrections et retouches à sa Symphonie n°4, sous-titrée « Romantique », qui évoque ce qu'on supposait être la musique médiévale, ses sonorités épiques et cuivrées qui enchantaient alors les âmes romantiques. Le Scherzo en particulier, qui décrit une scène de chasse, est l'une des pages les plus réussies du XIXe siècle.

Dans les Wesendonk-Lieder de Wagner composés pour son amante Mathilde Wesendonk, la voix enchanteresse de Véronique Gens incarne le chant tantôt émouvant, sinueux, poignant ou murmuré de la passion et des amours contrariées. Un moment d'éternité heureuse.

 

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  • On ne perd pas une syllabe de ce qu'elle chante et la voix se plie à toutes les exigences de la partition. Forum Opéra